Inviolata

Maîtrise Notre-Dame de Paris

Les Sacqueboutiers, Ensemble de cuivres anciens de Toulouse

Lionel Sow, direction

"Nous avons voulu par ce disque donner un aperçu musical de la dévotion mariale de la Renaissance. D’une extrémité à l’autre de l’Occident, une même voix s’élève pour célébrer Marie. Toute la richesse et la diversité du contrepoint renaissant se déploient au travers de ces pages : les thèmes grégoriens irriguent la polyphonie, l’art de l’imitation et du canon se développe, la polychoralité apparaît.

 

Pour mettre en valeur la grande variété musicale de ce programme (dont le nombre des parties vocales oscille entre 4 et 12), nous avons réfléchi à l’effectif et à la distribution des voix, essayant d’approcher ce que pouvait être un chœur de cathédrale à la Renaissance. On sait qu’à Notre-Dame de Paris, les enfants étaient 8 au XVe siècle, 12 à partir de 1550.

Dans cet enregistrement, les voix de superius sont servies par les enfants (de 5 à 8 par pupitres selon les pièces), les voix d’altus, tenor et bassus par 12 hommes (contre-ténors, ténors, barytons, basses). Le projet musical est assez largement inspiré des propositions musicales de Jean-Pierre Ouvrard qui décrit ainsi les caractères propres à chaque voix :

 

« Le dessus […] se distingue par sa légèreté et sa douceur, le tenor par sa fermeté, le contratenor par sa rapidité et l’étendue de sa tessiture, le bassus par la profondeur et son volume (“comme si c’estoit un gros tuyau d’orgue”) »[1]

 

Trois pièces de Caroline Marçot s’insèrent dans ce programme, comme pour en revivifier l’écoute. Une grande connaissance du répertoire de la Renaissance donne à ses oeuvres une intimité de conception avec celles des maîtres du passé. C’est jusqu’au coeur de son langage qu’on retrouve l’équilibre entre les dimensions horizontale (mélodique) et verticale (harmonique), l’égale importance de chaque partie. Le sens rhétorique et la conception formelle ciselée de ses œuvres répondent aux architectures sonores de la Renaissance.

 

Encadrant ce programme, deux motets de Josquin utilisent le texte Inviolata. Deux écrins polyphoniques pour ce poème, l’un à cinq voix empreint de douceur, l’autre dont la péroraison à douze voix nous offre un véritable éblouissement sonore."

 

 

Lionel Sow

 

[1] Jean-Pierre Ouvrard, Josquin Desprez et ses contemporains,

Actes Sud, Arles, 1986.

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